LE MASSACRE D’OGOSSAGOU OU LE VISAGE HIDEUX QUE PREND LA CRISE MALIENNE

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Même mis en face de la dépouille d’un être cher, il arrive de ne pas réaliser encore qu’on ne le reverra plus. A cet instant, accroché à un espoir insensé, on pense avoir encore beaucoup à lui dire et tout autant de choses à vivre ensemble. D’ailleurs, couché là paisiblement, comme endormi, où pourrait-il bien partir ? Mais quand vient le moment de mettre le défunt sous terre, là on comprend qu’il s’en est allé pour un voyage sans retour. On aura beau tenter de se convaincre qu’il sera mieux au paradis que sur la terre des hommes ou qu’il se réincarnera ou encore que la mort est une réalité qu’on ne peut qu’accepter ou toute autre conviction que l’esprit humain se murmurait pour se consoler, cela n’atténuera pas la douleur. L’un des seuls véritables réconforts à cette souffrance est peut-être l’oubli mais Dieu seul sait combien de temps celui-ci peut mettre avant d’agir, parce qu’à supposer qu’on s’efforce d’être heureux, le bonheur lui-même nous rappellera que nous profitons d’une chance dont nos regrettés proches ne bénéficieront plus. Lire la suite « LE MASSACRE D’OGOSSAGOU OU LE VISAGE HIDEUX QUE PREND LA CRISE MALIENNE »