POURQUOI SE DÉRANGER POUR VOTER ?

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Comme vous le pensez peut-être tout comme moi, ce n’est pas parce qu’on nous a gracieusement offert une canne à pêche que naitra en nous l’envie de pêcher, voire la détermination suffisante pour aller jeter un hameçon dans l’eau et attendre des heures durant sans rien faire. Le droit de vote est à peu près à cette image, l’ennui en moins si on se fie à l’effervescence qui accompagne chaque rendez-vous électoral. En effet, beaucoup d’entre nous ont découvert en naissant dans ce bas monde le droit de voter ; puis nous en avons bénéficié par la suite une fois devenu majeur[1]. Ainsi, d’un claquement de doigt et sans effort, aucun, si ce n’est celui de prendre de l’âge, nous avons obtenu comme nos semblables l’aptitude de décider qui doit diriger notre commune, notre région, notre pays. Lire la suite « POURQUOI SE DÉRANGER POUR VOTER ? »

L’AVOCAT ET LES ESPIÈGLERIES PROCÉDURALES

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Comme le titre de cet article le laisse probablement transparaitre, la procédure, bien qu’exploitée de façon malicieuse parfois, relève d’une grande importance autant pour les avocats que les juristes en règle générale. Afin d’éviter à ceux ou celles qui ne sont pas familiers avec le mot « procédure » l’embarras de parcourir leur dictionnaire, on peut entendre par ce terme l’accomplissement de diverses démarches ou formalités pour exercer une action en justice ou plus généralement un droit. Ainsi, quand vous voulez poursuivre une personne en justice ou renouveler une pièce d’identité par exemple, l’ensemble des étapes qui vous sont imposées pour y arriver constituent la procédure. Lire la suite « L’AVOCAT ET LES ESPIÈGLERIES PROCÉDURALES »

ÉGALITÉ DE DROITS, ÉGALITÉ DE CHANCES ?

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L’égalité est un enjeu récurrent dans la conception des lois destinées à régir nos sociétés contemporaines. Bon nombre de conventions internationales la proclament et bien des constitutions l’entérinent au bénéfice du peuple. Cependant, la véritable égalité se réalise-t-elle par l’application des mêmes normes à tous alors que nous n’avons pas les mêmes chances, les mêmes moyens, les mêmes conditions etc. ? Lire la suite « ÉGALITÉ DE DROITS, ÉGALITÉ DE CHANCES ? »

UN REMÈDE CONTRE LE MALAISE ÉLECTORAL IVOIRIEN : UN HOMME PROVIDENTIEL À LA TÊTE DE LA C.E.I. ?

En Côte d’Ivoire, l’actualité politique a été marquée ces derniers temps par les élections municipales et régionales dites élections couplées qui se sont tenues le 13 octobre dernier. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces échéances électorales sont loin de s’être passées sans accrocs. Plusieurs incidents sont à déplorer dont des pertes en vies humaines. Il y aurait eu des fraudes, des électeurs empêchés de voter, des urnes détournées et bien d’autres troubles qui ne sont point propices au bon exercice de ce droit démocratique qu’est celui du vote.

Comme on pouvait logiquement s’y attendre, une bonne partie de la population et de la classe politique pointe du doigt la Commission Électorale Indépendante (C.E.I.). Après tout, n’est-ce pas cette institution qui est chargée de veiller à l’organisation et au bon déroulement des opérations électorales et référendaires (art. 2 de la loi n°2001-634) ? De ce fait, lorsqu’on constate que lesdites opérations ne se sont pas déroulées pour le mieux, la C.E.I. est de ceux que l’on doit voir comparaitre dans le box des accusés. Bien entendu, des voix suggèrent, comme il est de coutume dans ce genre de situations, la démission des hauts responsables de cette commission dont l’actuel Président, Youssouf Bakayoko. Allant aussi vite en besogne qu’un cœur brisé cherchant à trouver le réconfort dans une nouvelle relation qu’il espère prometteuse, ces mêmes voix ont suggéré le nom de diverses personnalités qui auraient les compétences et l’intégrité requises pour diriger la C.E.I, en d’autres termes un homme providentiel (ou une femme ne sait-on jamais). Lire la suite « UN REMÈDE CONTRE LE MALAISE ÉLECTORAL IVOIRIEN : UN HOMME PROVIDENTIEL À LA TÊTE DE LA C.E.I. ? »

LE RESPECT DES DROITS CONSACRÉS ENVERS ET CONTRE TOUT : LE CAS DE SALAH ABDESLAM

L’État français devra payer les frais d’avocat de Salah Abdeslam, une nouvelle qui suscite bien évidemment l’indignation lorsqu’on sait le rôle qu’aurait joué cet homme dans les attentats de Paris. Malgré tout, en prenant du recul, il n’y a rien de scandaleux dans l’attitude de l’État français même si cela dérange quelque part quand on pense aux victimes des attentats ainsi qu’à leurs proches. Pour ces personnes, on peut le comprendre, l’individu qui est responsable de la mort d’êtres qui leur étaient chers, ne mérite aucun traitement de faveur de la part de l’État. Quoique, l’État ne peut faire autrement puisqu’il est censé garantir la justice à tous sans discrimination.

Ne serait-ce qu’en vertu du principe d’égalité, il n’y a pas d’hésitation à avoir sur la question : tout le monde a droit à un procès équitable, même le pire des criminels. Une conviction que nous, juristes, avons le devoir de promouvoir sans aucune appréhension ou aversion. Pour cause, dans le but de protéger la personne humaine où qu’elle se trouve et à n’importe quel moment, les droits de l’homme ont été consacrés, c’est-à-dire des droits reconnus à toute personne pour le simple fait qu’elle soit humaine. Parmi ces prérogatives, figure le droit à un procès équitable défini à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ainsi, tout être humain, quel qu’il soit, lorsqu’il est accusé d’avoir commis une infraction doit pouvoir faire entendre sa cause équitablement et publiquement devant un tribunal indépendant et impartial.

Imaginez un seul instant qu’un individu ne puisse pas bénéficier de ce droit! Un tel manquement revient à nier l’existence même des droits de l’homme qui sont censés s’appliquer, au bénéfice de la personne humaine, en tout lieu et en tout temps. De ce fait, aussi scandaleux ou outrageant que puisse être le fait qu’un criminel soit défendu au frais de la société à laquelle il a causé du tord, sachons qu’il en est ainsi parce que ladite société ne peut pas reconnaitre que la justice est faite pour tous et la refuser en même temps à quelques uns en raison de leur acte. Ce serait, d’une part, se contredire et, d’autre part, contraire à l’idée selon laquelle une personne demeure innocente pour tout acte qu’elle est accusé d’avoir posé jusqu’à ce que sa culpabilité soit démontrée.

Même si dans le cas présent, il y a peu de doutes sur la culpabilité de Salah Abdeslam, rappelons qu’il y a des hypothèses où la personne qui commet un crime peut être dispensée de sanction. C’est le cas, par exemple, dans le code pénal ivoirien qui prévoit en son article 112 (article 122-2 dans le code pénal français) qu’une personne qui commet un crime sous la contrainte peut bénéficier d’une « excuse absolutoire » qui l’exempterait de toute condamnation. Donc, il y a toujours un intérêt à ce qu’un individu soit jugé pour déterminer s’il peut être excusé pour son crime ou bénéficier de circonstances atténuantes. De plus, un procès est l’occasion de mieux établir les faits pour, pourquoi pas, arrêter d’autres coupables ou en apprendre davantage sur la pratique des criminels.

Pour toutes ces raisons, l’attitude de l’État français est non seulement à applaudir mais aussi à prendre comme modèle pour tout pays qui se dit respectueux des droits de l’homme. On ne peut pas consacrer l’égalité devant la loi puis la bafouer à loisir une fois qu’on s’est rendu compte, sous le coup de l’émotion, des implications de cette consécration.

 

Mise à jour du 14 mai 2019

Comme j’ai eu le soulagement de le lire récemment, même ceux qui s’indignent, reconnaissent que l’État de droit est une absurdité magnifique. D’autres rappellent, d’ailleurs, que même les terroristes ont des droits.


Crédits photos:

Salah_Abdeslam_(cropped) : domaine public

 


Article original: https://web.facebook.com/mohamedlamine.coulibaly.90/posts/1094774773914665


Tous les liens de cet article étaient consultables à la date du 14 mai 2019 à 9h31min.

 

LA « REVENGE CAR » DE DIDIER ZOKORA VUE PAR LA TOILE IVOIRIENNE

« Pour quelqu’un qui prétend aimer sa fille, il bloque la voiture sous prétexte que c’est lui qui l’a achetée. Comme il n’a pas eu gain de cause par les médias, alors il passe par la violence », ces propos sont ceux de Séry Dorcas, épouse du joueur ivoirien de football Didier Zokora, scandalisée par le fait que son mari, avec lequel elle serait en instance de divorce, aurait récupéré la voiture qu’il lui avait offerte. L’incident qui a été filmé1 par l’intéressée, elle-même, a rapidement été dénommé par les internautes ivoiriens la « Revenge Car » en référence au livre « Revenge Porn » que Nathalie Koah a écrit pour dévoiler la face cachée de la star du football camerounaise, Samuel Eto’o, suite à sa rupture avec ce dernier mais aussi et surtout à un scandale sexuel qui a fait le buzz. Lire la suite « LA « REVENGE CAR » DE DIDIER ZOKORA VUE PAR LA TOILE IVOIRIENNE »