RÉCHAUFFÉ SUR LE COMMENTAIRE DE TEXTE

Il y a de cela une semaine, à quelques jours près, vous était proposé une piqûre de rappel sur la dissertation juridique qui je l’espère a été plus utile que douloureuse. Ce faisant, pour récompenser ceux ou celles qui n’ont pas eu peur de l’aiguille, nous vous offrons cette semaine un réchauffé du commentaire de texte. Oui, un réchauffé comme celui d’un plat qui aurait refroidi car la plénitude de la mémoire humaine pourrait être assimilée à un mets dont le goût n’est bonifié qu’à une température optimale qui s’entretient au moyen de cette chaleur constante qu’est la réflexion. Or, il se trouve que le commentaire de texte est beaucoup moins pratiqué que la dissertation juridique, toute chose qui n’aide pas à l’acquisition d’automatismes rendant l’exercice beaucoup plus aisé au fil des évaluations. Par conséquent, ce  »riz couché »[1] que nous offrons, a pour but de réchauffer certaines mémoires engourdies par l’oubli et le manque de pratique. Néanmoins, ceux ou celles qui ont encore à apprendre le béaba (b.a.-ba) en la matière sont également invités à notre table.

Trêve de métaphores culinaires, il sera bel et bien question de méthodologie juridique, pour rappel, celle du commentaire de texte. A la différence de la dissertation juridique dont les sujets se résument généralement à une expression ou une phrase sur laquelle disserter, le commentaire de texte propose souvent, pour sa part, des textes beaucoup plus longs à commenter. Il peut s’agir d’une loi au sens large, le passage d’un texte, l’extrait d’un ouvrage etc. en bref tout écrit dont le contenu a des liens avec le droit à l’exclusion des arrêts qui s’analysent au travers du commentaire d’arrêt.

A entendre certains étudiants, cet exercice leur donne souvent l’illusion de fournir l’essentiel de la matière alors qu’en réalité il requiert une bonne connaissance du cours, voire une excellente culture juridique. Ne pas prendre conscience de cela conduit bien souvent à tomber dans le piège qui est celui de la paraphrase ou à l’inverse, à succomber à la tentation de disserter plutôt que de commenter. Ce faisant, on pourrait conclure que loin de donner tous les éléments utiles à l’analyse qu’il requiert ou inviter insidieusement à une dissertation, le commentaire de texte délimite ce sur quoi l’analyse doit porter puisqu’il s’agit de produire un raisonnement qui renseignera le lecteur sur les tenants et aboutissants d’un texte donné. De ce fait, malgré les différences qui les distinguent, la dissertation et le commentaire sont des exercices pour lesquelles le manque de connaissances ainsi que le non-respect de la méthodologie sont sanctionnés.

Eu égard à cette dissemblance qui ne les empêche en rien de se confondre en terme de rigueur, cet article ne se déclinera pas de la même manière que celui de la dissertation juridique. De ce fait, nous aborderons les volets suivants :


Menée rigoureusement, cette phase s’avère déterminante dans la compréhension du sujet puisqu’elle consiste à prendre connaissance de ce dernier, à s’en imprégner et enfin à le comprendre. Pour ce faire, il n’y a pas trente-six solutions, le sujet doit être lu et relu plusieurs fois.

A cet effet, une multitude suggère de procéder d’abord à une ou des lectures passives (c’est-à-dire lire sans chercher à comprendre systématiquement le sens profond de ce qui est lu) suivie(s) de lectures actives (autrement dit lire pour comprendre et déceler les multiples interprétations possibles), ce qui permettrait de révéler en premier lieu les évidences exhibées par le texte puis les subtilités qui y sont cachées. Toute chose qui aiderait à mieux recenser les idées principales et les idées secondaires qui viennent soutenir ou renforcer celles qui sont prédominantes. Ce recensement effectué, faites l’inventaire de vos connaissances sur les idées que vous avez dégagées. Pour l’occasion, mettez le brouillon à profit.

Le but de tous ces gribouillis et prises de tête ? Trouver la problématique, cette question que semble poser le texte ou que ce dernier vous pousse à vous poser et dont une partie de la réponse est donnée par le texte. Cela peut sembler encore flou cependant n’ayez crainte, la partie consacrée spécialement à la recherche de la problématique agrémentée des exemples que contiennent cet article devraient vous édifier.

Au passage, il n’y a probablement pas de méthode absolue en matière de travail préparatoire, ce faisant voyez les orientations données dans ce passage comme des indications possibles pour cerner le texte et non une incontournable gymnastique à laquelle vous soumettre. D’ailleurs, que ce soit avec la dissertation classique ou la philosophie, vous n’en êtes pas à vos premiers pas en ce qui concerne la détermination d’une problématique. Par conséquent, vous avez déjà développé des aptitudes pour percer le sens d’un texte, il ne reste sans doute qu’à les affiner. Après tout,  il existe de multiples manières de traiter une information pour arriver à découvrir ce qu’on y cherche. En tout état de cause, l’objet de cette recherche est la problématique sans laquelle on ne saurait dans quelle direction orienter l’introduction puis le sujet.


L’introduction se présente une fois encore comme cette mise en bouche qui doit convaincre le correcteur de dévorer votre travail avec toute l’attention qu’il mérite ou être si consistante dans sa cohérence que l’évaluateur sera confiant quant à votre maitrise du sujet. Dans ce dernier cas de figure, il ne rechercherait par la suite qu’à vérifier que vous avez bien intégré dans votre réflexion les éléments pertinents. C’est dire à quel point faire une bonne impression dès les premières lignes peut impacter positivement sur votre évaluation. Ainsi, ce n’est pas parce que l’introduction n’est pas la partie la mieux notée dans le barème qu’elle doit être négligée.

Si l’introduction revêt la même valeur que dans la dissertation juridique, dans le commentaire de texte, elle ne s’ordonne pas de la même manière. Ce faisant, bien que dans les deux exercices se retrouvent l’intérêt du sujet, sa problématique ainsi que l’annonce du plan, le commentaire de texte a la particularité d’avoir une partie consacrée à la situation du sujet. Les plus attentifs l’auront remarqué, mention n’a pas été faite de l’entame que l’on retrouve pourtant dans la dissertation juridique. Pour cause, cette entame consiste dans le cas du commentaire de texte en une phrase d’accroche. Toutefois, il y a deux écoles : l’une qui estime qu’à l’instar de la dissertation, le commentaire doit commencer par une entame ; l’autre qui juge qu’il faille débuter sans autre forme de procès par la situation du sujet. Vu ces dissensions, reportez-vous aux attentes formulées par l’enseignant en la matière pour savoir sur quel pied danser. S’il y a désaccord sur le commencement, il n’y en a point sur l’essentiel que sont : l’incontournable situation du sujet (1), le non moins important intérêt du sujet (2), la vitale problématique (3) et pour finir la logique annonce du plan (4).

1-La situation du sujet : Il s’agit ici de présenter le texte soumis à votre analyse, c’est-à-dire indiquer sa nature, l’auteur du texte, son ou ses destinataire(s), la date de publication (de rédaction ou d’adoption) et si possible le contexte dans lequel il a été rédigé. S’il s’agit d’un texte de loi, évoquer ses modifications successives ainsi que leur apport ou objectif n’est pas superflu. Bien entendu, il n’est pas toujours évident de pouvoir donner tous ces détails. D’ailleurs à ce niveau, on vous en tiendra rarement rigueur sauf s’il s’agit d’informations dont vous auriez pu avoir connaissance durant le CM ou les TD. D’un autre côté, lorsque le commentaire de texte est proposé comme devoir de maison, des recherches pour en apprendre davantage sur le texte étudié ne peuvent qu’être bienvenues au regard de l’enseignant. Malgré tout, préciser la nature du texte est un impératif qui heureusement est facile à satisfaire ; étant donné que le sujet donne généralement suffisamment d’indices pour cela sous forme de références bibliographiques. La contextualisation réussie, l’intérêt du sujet devient bien plus évident.

2-L’intérêt : Il est question à ce niveau de se prononcer sur ce qu’on gagne à mener une réflexion sur le texte en question. Contrairement à la dissertation juridique, les intérêts passepartouts de l’importance d’une notion, de la bonne compréhension de la matière ou de l’actualité doivent être utilisés avec prudence. En effet, la vacuité d’un sujet de dissertation permet d’appréhender ce dernier d’une façon générale alors que le caractère délimité du commentaire de texte demande que l’utilité évoquée ait un lien avec le contenu du texte. On pourrait donc avancer en guise d’intérêt ce que le texte met en évidence. Dans le cas d’une disposition du code pénal, on peut dire qu’il s’agit de jeter la lumière sur la répression d’une infraction ; pour ce qui est des propos d’un auteur, le but serait éventuellement de présenter les arguments d’une position sur un sujet donné etc. Toujours est-il que l’intérêt va de pair avec le contexte. Si malgré tout vous avez des difficultés à trouver une utilité, demandez-vous simplement ce que le texte vous apprend, puis transcrivez-le sur votre copie en une phrase. Franchir cette étape est un pas décisif vers la découverte de la problématique.

3-La problématique : Comme dans la dissertation juridique, elle détermine si l’approche adoptée par l’étudiant est pertinente. En d’autres termes, la manquer revient à tomber dans les méandres du hors-sujet. Aussi, pour éviter pareille tragédie, il faut prendre le temps de bien relire le texte à commenter, d’en comprendre les sens évidents et cachés pour dégager une idée générale à partir de laquelle on déduira la problématique. Ladite problématique peut se poser sous forme de question, question à laquelle on donnera immédiatement réponse. Cette dernière est significative puisqu’elle servira à l’annonce du plan.

4-L’annonce du plan : Elle consiste à annoncer les deux principaux axes du raisonnement qu’on mènera à la lumière de la réponse donnée à la problématique. Pour mener à bien cette démarche, il faut éviter la lourdeur inhérente à des formules telles que « En I nous verrons … ; en II nous verrons … », « Nous allons analyser en I …. ; nous examinerons en II … ». L’annonce du plan doit se faire de façon naturelle sans donner l’excessive impression qu’un découpage structurel a été opéré. Partant de cette logique, l’emploi d’expressions plus littéraires s’impose. Exemple : « A cet égard, nous estimons qu’il importe de mettre en lumière … (I) tout autant qu’on ne saurait négliger … (II) ». Remarquer que I et II sont entre parenthèses, ce qui rend leur lecture facultative, ce faisant leur volontaire omission en lisant produit la résonance d’un discours plutôt que la déclinaison mécanique des différents volets d’un cours.


Bien qu’il s’agisse de l’un des éléments de similitudes que le commentaire de texte partage avec la dissertation, la problématique se découvre difficilement suivant le même cheminement. D’ailleurs, trouver la problématique dans le cas du commentaire de texte s’avère, à certains égards, plus ardu. Pour cause, les textes soumis à commentaire sont (dans la majorité des cas) bien plus longs que l’intitulé d’un sujet de dissertation ; une contrainte en vertu de laquelle il est essentiel de cerner l’idée générale qui s’attache au texte dans son entièreté. Suivant la façon dont le texte est structuré, l’analyse peut s’avérer compliquée ou aisée.

Ce faisant, se remémorer certaines subtilités peut fournir des indices sur la problématique. Ainsi, il convient de bien observer la construction du texte (1) et garder à l’esprit que pour un même écrit, il existe éventuellement de multiples approches (2).

1-Prêter attention au découpage du texte : En matière de commentaire de texte, l’un des réflexes premier est de prêter attention à la structuration du texte : celui-ci est-il découpé de manière formelle (articles, titres, paragraphes, alinéas etc.) ou thématique (idées) ?

Dans le cas d’un découpage formel, les parties en présence peuvent être indicatrices des idées principales qui sont susceptibles de faire office de réponse à la problématique.

Exemple : « La peine est principale lorsqu’elle constitue la sanction essentielle de l’infraction.

Elle est complémentaire lorsqu’elle est adjointe à la peine principale. » (article 6 de la loi n°81-640 du 31 juillet 1981 instituant le code pénal ivoirien)

Problématique : La classification des peines en droit pénal ivoirien / Comment peut-on classifier les peines en droit pénal ivoirien ?

I. Les peines complémentaires (ce volet correspond au premier alinéa de la loi)

A. Sanctions d’une infraction

B. Révélatrices de la nature de l’infraction

II. Les peines complémentaires (ce volet correspond au second alinéa de la loi)

A. Adjointes aux peines principales

B. Non systématiques

Dans une autre perspective, lorsqu’il s’agit d’un découpage par thématique, la connaissance des plan-types employés pour la dissertation peut aider à l’agencement du développement. Pour ceux qui l’auraient oublié, les plan-types renvoient à des distinctions couramment employées dans le raisonnement  juridique. Comme pour faire écho à l’usage du plan bipartite, ces distinctions renvoient à des réalités dualistes : « (…) si le plan binaire est une contrainte certaine pour le jeune commentateur du droit, de nombreuses possibilités de plans en deux parties s’offrent néanmoins à lui, de la classique articulation ‘‘nature du concept/régime du concept’’ aux binômes matériels traditionnels de la culture juridique tels que ‘‘acte/fait’’, ‘‘chose/personne’’, ‘‘personne physique/personne morale’’ etc. »[2] On peut étoffer cette liste avec d’autres dualismes parmi lesquels : principe/exception, cause/conséquence, condition/effet, formel/matériel, avant/après etc. Toutefois, les employer ne peut être justifié qu’à la condition que le texte dans sa matière et son orientation laisse ressortir un tel schéma d’idées. Ce qui nous renvoie à l’impératif de ne pas structurer arbitrairement le raisonnement développé en fonction de notre bon vouloir mais exposer ledit raisonnement de sorte à ce qu’il jette plus de clarté sur les notions et expressions employées dans le texte.

Exemple : « Le domicile est inviolable. Les atteintes ou restrictions ne peuvent y être apportées que par la loi. » (article 4 de Constitution ivoirienne 8 novembre 2016)

Problématique : L’inviolabilité du domicile. Quid de l’inviolabilité du domicile en droit ivoirien ?

I. La portée de l’inviolabilité du domicile (portée)

A. Un principe à valeur constitutionnelle

B. Une prérogative garantissant d’autres droits

II. Les limites de l’inviolabilité du domicile (limites)

A. Les atteintes ou restrictions prévues par la loi

B. La relativité du principe des atteintes ou restrictions prévues par la loi (le cas de force majeure, la légalité d’exception)

Dans ce dernier exemple, les plus observateurs auront remarqué que les deux phrases de cet article de la Constitution ivoirienne correspondent chacune à un aspect de la dualité portée/limite(s). Cependant, gardez à l’esprit que les choses ne seront pas toujours aussi évidentes. Nul doute que les enseignants auront à cœur d’éprouver vos capacités de discernement pour faire de vous des juristes chevronnés. Toutefois, n’omettez pas la possibilité qu’il puisse exister plusieurs cheminements pour commenter un texte.

2-Envisager de multiples approches pour un même texte : De même qu’une dissertation juridique, un commentaire de texte peut avoir différentes problématiques.

Exemple : « La loi pénale s’applique à tous également.

Les seules distinctions admises sont celles prévues par la loi elle-même et qui tiennent notamment aux immunités consacrées par le droit public, à l’importance de l’infraction et de la faute, à l’âge ou à la qualité spéciale de l’auteur et au danger social qu’il représente.

Est mineur au sens de la loi pénale, toute personne âgée de moins de 18 ans lors de la commission de l’infraction. Les mineurs de 10, 13 et 16 ans sont ceux qui n’ont pas atteint ces âges lors de la commission de l’infraction. » (Article 14 de la loi n°81-640 du 31 juillet 1981 instituant le code pénal ivoirien)

Problématique : L’application de la loi pénale / Comment s’applique la loi pénale ?

I. Une norme applicable à tous de manière égale

A. Une norme impérative

B. Une norme impersonnelle

II. Une norme à l’application variable suivant divers facteurs

A. La minorité

B. Les autres facteurs (gravité de l’infraction, les immunités, la qualité de l’auteur)

Cela dit, opter pour une autre approche demeure une possibilité :

Problématique : L’égalité devant la loi pénale / Quid de l’égalité devant la loi pénale ?

I. Une égalité admise dans les textes

A. Une égalité consacrée par la loi

B. Un égalité à valeur supra législative (l’égalité devant la loi est consacrée par la Constitution ivoirienne ainsi que diverses conventions internationales sur les droits de l’homme)

II. Une égalité fluctuante à raison

A. Des fluctuations basées sur des critères objectifs (âge, gravité du crime, qualité de l’auteur etc.)

B. Preuve d’incompatibilité entre égalité de droit et égalité matérielle

Vous l’aurez compris avec cet exemple, il n’est pas saugrenu d’avoir une infinité d’approches pour un même commentaire de texte, en fonction de la matière dans laquelle on est évaluée, des connaissances amassées ou encore de notre culture juridique. Une invitation on ne peut plus insistante à maitriser les cours dispensés tout en lisant davantage d’ouvrages juridiques.


La nature même du commentaire de texte pousse à certaines tentations dont il faut pourtant se préserver : l’une d’elle est la confusion avec la dissertation (1), l’usage de paraphrases en lieu et place d’explications (2) ainsi qu’une cristallisation sur le texte (3).

1-Disserter : Au regard de sa similitude avec la dissertation juridique, lors de la rédaction du commentaire de texte, on peut se prendre à disserter bien plus qu’à commenter. Pour éviter pareille dérive, il est conseillé de se remémorer la phrase suivante : il faut partir du texte pour revenir à celui-ci. Ce qui suppose qu’il faudra faire des références constantes au texte tout en développant vos idées.

2-Paraphraser : Si dans la vie courante, reprendre une phrase avec des termes différents peut aider son interlocuteur à mieux comprendre, les exigences du commentaire de texte vont bien au-delà du simple usage de mots ou d’expressions synonymes. En effet, cet exercice a pour objectif de rendre un texte plus intelligible en y apportant une valeur ajoutée, en évoquant ce qui n’est pas dit mais dont l’évocation éclaire davantage sur le sens et la portée dudit texte.

3-Rester cantonner au texte : Bien-sûr, lors du commentaire, il est logique de relever les interactions existantes entre diverses parties du texte puisque cela peut servir éventuellement à affiner l’interprétation à donner à celui-ci. Toutefois se limiter à expliquer le texte avec le texte, n’est pas commenter mais faire étalage de son manque patent de connaissances sur le sujet, ce que l’œil critique de l’enseignant ne manquera pas de percevoir. Par conséquent, en expliquant le texte, il faut recourir à ses connaissances, ce qui revient à parler des incidences qui sont celles des principes mentionnés dans le texte, leur raison d’être, leur origine, leur finalité etc. Soutenez vos propos si possible avec d’autres textes lois, de la jurisprudence, les arguments avancés par de grands auteurs (des juristes bien entendu).


  • ORIENTATIONS COMMUNES À LA DISSERTATION JURIDIQUE ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE [retour au sommaire]

Ne manquons pas de le signaler, quelques règles évoquées ou recommandations données dans la méthodologie de la dissertation juridique valent également pour celle du commentaire de texte. Ainsi êtes-vous invités à en prendre connaissance histoire de faire bonne mesure :

-La présentation du plan (cliquez ici)

-La rédaction de la conclusion (cliquez ici)

-Dispositions à prendre (cliquez ici)

-Cerner la logique de l’enseignant (cliquez ici)


Conscient que la théorie ne suffit pas toujours pour satisfaire la compréhension, nous vous proposons des liens vers des exercices traités pour vous donner une idée précise de ce qui est attendu de vous. Lisez ceux-ci attentivement, confrontez-les aux règles méthodologiques dont vous avez connaissance afin de déterminer le style qui vous convient le mieux. Vous pourrez constater lors de vos lectures quelques dissemblances méthodologiques d’un travail à l’autre, ce faisant tenter de rester fidèles autant que possible à la méthode privilégiée par votre enseignant.

  • L’article 515-8 du Code civil français sur le concubinage (cliquez ici)
  • L’article 11 de la Constitution française du 4 octobre 1958 (cliquez ici). Retrouver l’intégralité de l’article 11 ici.
  • L’article 16-1-1 du Code Civil français (cliquez ici)
  • L’article 25 de la Constitution ivoirienne du 3 novembre 1960 (cliquez ici puis allez tout en bas de la page pour consulter l’exercice corrigé).

Ou disons la dernière bouchée du réchauffé qui vous a été proposé. On ne saurait que trop insister sur l’impératif de s’exercer autant que possible pour s’améliorer dans la rédaction d’un commentaire de texte. Ce qui conduit à rechercher davantage de sujets à traiter auprès de vos condisciples, vos devanciers, vos enseignants ou encore dans les manuels. De même, prenez la peine de revoir vos corrigés de TD ou d’examens tout en cherchant à en obtenir bien d’autres dans des ouvrages spécialisés en méthodologie juridique.

Pour conclure, n’hésitez pas à faire part de tout ce qui pourrait vous semblez obscur ou inexacte dans ce qui a été dit. Après tout, toute œuvre humaine est perfectible. Donc, il ne serait pas étonnant qu’on est à redire sur un « riz couché » aussi délicieux qu’il puisse être.


[1] Le « riz couché » est une expression issue du langage familier ivoirien dans lequel il désigne un plat de riz préparé la veille puis réchauffé le lendemain pour être consommé.

[2] BARRAUD Boris, L’usage du plan en deux parties dans les facultés de droit françaises, Revue trimestrielle de droit civil 2015, p. 819


Crédits photo : Du riz couché à la sauce djoumblé by Zak Le Messager (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.en)


A la date du 28 avril 2019 à 19h00, tous les liens de cet article étaient consultables.

3 commentaires sur “RÉCHAUFFÉ SUR LE COMMENTAIRE DE TEXTE

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